Retour au menu principal.


Le cheval à l'école des défenses.
____________________________________________________________________

Ceux qui ont lu mon premier livre "Pensez cheval", se souviennent sans doute, que j'avais expliqué, comment on pouvait éviter les défenses du cheval.
Pour rappel, un cheval se défend quand il se sent agressé et qu'il n'a pas la possibilité de fuir directement le danger.

Je voudrais ici, vous parler d'un problème croissant que je rencontre de plus en plus avec les chevaux. Il s'agit que ce que j'appelle ironiquement l'école des défenses.

Le mieux est que je vous donne un exemple qui vous fera comprendre de quoi, il s'agit :

Monsieur X veut embarquer son cheval dans un van, mais le cheval, lui, ne l'entend pas de cette oreille. Il essaie de s'enfuir loin de cette boite qui ressemble à un piège à cheval.
Monsieur X est costaud et retient le cheval pour l'empêcher de fuir. Le cheval, lui, panique de plus en plus, sentant qu'on essaie de le forcer à entrer dans ce couloir de la mort.
Il va alors, commencer à chercher toutes les solutions possibles pour s'en sortir : Il va bousculer, se cabrer, tracter, se bloquer, reculer, pivoter, etc...
Dès que Monsieur X trouvera une parade à une défense du cheval, celui-ci va vite sortir une autre carte de son chapeau.
La nature lui a donné beaucoup de possibilités de se défendre et, il va vite apprendre à les utiliser de mieux en mieux.
C'est cela l'école des défenses.

Quand, désespérer, Monsieur X, après des jours, des mois et parfois des années de tentatives vaines, va se décider à faire appel à un spécialiste, celui-ci va se trouver face à un cheval, super entraîné à l'utilisation de ses défenses.

Une tâche qui eu été une formalité au départ, comme une leçon d'embarquement en van, va se révéler un réel parcourt du combattant pour notre spécialiste et, demander une rééducation longue et laborieuse pour le pauvre cheval.
Celui-ci se trouvant complètement terrorisé à cause de l'incompétence de Monsieur X, qui n'aura réussi qu'a développé une véritable phobie, la ou il n'y avait, au départ, qu'une simple inquiétude, qu'il aurait fallu étouffer dans l'oeuf.

Dans cet exemple, il s'agit d'un embarquement en van, mais j'aurais pu choisir bien d'autres situations dans les quelles c'est pareil.
Que ce soit à pied ou à cheval, dès que vous voulez contraindre un cheval à faire quelque chose, vous devenez le professeur de cette école des défenses. Le bon prof est celui qui saura convaincre le cheval sans le contraindre. Persuader n'est pas forcer.

Conclusion :

Tout ce qu'un cheval fait, il l'a appris. Que ce soit en bien ou en mal, tout ce que vous faites à un cheval l'éduque, soit bien, soit mal. Vous êtes donc responsable des résultats.

Il vaut beaucoup mieux payer pour quelques séances à un comportementaliste pour apprendre à bien faire, plutôt que de prendre le risque de détruire un cheval et de se retrouver un jour à l'hôpital ou pire.
Rien ne sert de jouer à l'apprenti dresseur et de tester trente six solutions puisées ça et là chez des gens qui eux-mêmes, ne savent pas résoudre les problèmes avec les chevaux.

A l'heure actuelle, avec Internet et ses innombrables possibilités, beaucoup croient trouver une solution par ce créneau et malheureusement, ce sont les pauvres chevaux qui en font les frais.

Pour apprendre à lire, vous êtes certainement passé par l'école, et bien, pour bien apprendre avec les chevaux, c'est pareil. De bons livres, de bons profs, de la remise en question, bien étudier et bien faire ses devoirs et vous réussirez.
Les chevaux vous en remercierons en arrêtant de devoir se défendre contre votre incompétence.

Vous trouvez peut-être que ce texte est un peu agressif. Si c'est le cas, vous vous sentez peut-être visé par mes propos, alors, maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Je vous souhaite de bien vous former pour bien former vos chevaux. Vous êtes le professeur de votre cheval.

Soyez avec le cheval et pas contre lui, pour que le cheval soit avec vous.

Retour au menu principal.