Les outils éthologiques des chuchoteurs.


 
Retour au menu principal
Le comportement naturel des chevaux
Les outils éthologiques des chuchoteurs.
Quelques clés du succès.
Les chuchoteurs et Les maîtres classiques.
La résolution des problèmes.
Les priorités du cheval et savoir les utiliser.

 
Google


Les outils éthologiques des chuchoteurs :

N.B.: Les mots écrits dans une couleur vous reportent aux explications données dans
          la rubrique: Le comportement naturel des chevaux.

Sécurité, confort, dominance, jeux, langage corporel, vision binoculaire, mémoire, pouvoir d'anticipation, règles de la vie en société

= Ce que l'on va favoriser ou utiliser pour devenir le leader.

  La fuite = Ce que l'on va permettre pour éviter le cheval Coincé,paniqué.

Le réflexe d'opposition= Ce que l'on veut modifier.

  Se nourrir, économiser son énergie = Ce que l'on va utiliser pour renforcer l'éducation.

La psychologie inverse :

Sachant qu'un prédateur peut aussi être une proie pour d'autres prédateurs, nous connaissons aussi la panique et la montée d'adrénaline, mais notre réflexe premier est de nous crisper très rapidement et de "sortir nos griffes" en vue de combattre l'agresseur. Notre instinct de fuite ne viens qu'en second lieu, si l'agresseur nous paraît supérieur. Chez les chevaux, c'est, comme nous l'avons vu l'inverse qui se produit. Nous devons donc tenir compte de cette grosse différence dans notre relation avec le cheval.

Pour communiquer avec le cheval, nous devons apprendre à nous "crisper" progressivement et à relâcher très vite.

Ici intervient la notion de "tact" et de "feeling" ce que les américains appellent le SAVVY.
 

Haut de page

Quelques clés du succès des chuchoteurs :

- L'attitude :

Avoir une attitude naturelle : Utiliser le langage universel du corps.

Avoir une attitude de justice : Contrôler nos émotions et être précis.

- La progression :

Etre patient et utiliser des "micro phases" d'enseignement.

"Demander souvent, se contenter de peu et récompenser toujours"

(F. Baucher.)

- La persévérance :

Insister dans nos demandes jusqu'à l'obtention de la bonne réponse.
 

- L'esprit positif :

  • Ne pas faire de suppositions sur les intentions du cheval. Genre: "Ca il n'aime pas" ou "il ne voudra pas" ou encore "il ne sait pas".

  • Eviter de faire de l'anthropomorphisme.
    Toujours penser que ce que l'on veut obtenir va arriver.

    - L'imagination et l'humour :

    Varier les exercices pour intéresser le cheval et éviter la lassitude.

  • Mettre nos prétentions au vestiaire et prendre du plaisir à ce que nous faisons en évitant de se prendre au sérieux. Savoir rire de nos erreurs et toujours chercher à s'améliorer.
  • - Le tact et le SAVVY:
  • Le SAVVY est un terme utilisé dans la méthode de Pat Parelli, englobant tout ce qui s'est dit plus haut et bien plus encore. C'est le "savoir faire" et surtout le savoir être avec les chevaux. Avoir du SAVVY, c'est être un "homme de cheval", un "horseman" en anglais.
  • Le SAVVY demande du tact (du feeling), le sens du cheval.
  • Le tact est la seule clé que personne ne peut vous transmettre.
  • Vous en avez ou vous n'en avez pas. C'est pourtant la plus importante des qualités d'un bon chuchoteur.
  • Vous pouvez développer votre tact par vous même et seulement par vous même. C'est un travail sur vous et votre propre sensibilité.

  • Haut de page


    La correspondance entre les chuchoteurs et les Maîtres classiques.

    Tous les grands Maîtres d'équitation utilisaient et utilisent encore des principes identiques à ceux préconisés par les chuchoteurs. C'est pour illustré cela que j'ai repris ces quelques citations:


    L'application des principes pour la résolution des problèmes.

    1. Se mettre dans la peau du cheval et se poser les bonnes questions :

    2. Lui rendre inconfortables ses mauvaises réactions et confortables, les bonnes réponses :
  • Prenons un exemple :

  • Si le cheval se cabre et que vous ne faites rien, il croit bien faire en se cabrant.

    Si, quand il retombe, vous le sanctionnez pour s'être cabré, il croit avoir mal fait de retomber puisque c'est devenu inconfortable pour lui quand il est retombé. Vous êtes en train de lui apprendre que de se cabrer, c'est bien ce que vous voulez.
    Faites l'inverse: rendez lui inconfortable de se cabrer et caressez quand il retombe.

    Autre exemple:

    Si vous exercez une pression sur le mors pour faire reculer votre cheval. Il fait un pas de reculé et vous n'enlevez pas la pression. Il ne trouve pas le confort de la pression qui disparaît et croit donner une mauvaise réponse. La prochaine fois, il va avancer au lieu de reculer en pensant que si il avance, la pression va disparaître. Vous lui avez rendu son réflexe instinctif d'opposition.

    Le cheval fait un mouvement, pas parce qu'il y a une pression, mais parce que vous lui apprenez que ce mouvement fait disparaître IMMEDIATEMENTcette pression désagréable pour lui et que CE mouvement lui permet de retrouver plus de confort.

    En résumé:

    Les chevaux font toujours ce qu'ils croient que nous leur demandons.

    Si ce n'est pas ce que nous voulions, c'est que nous ne savons pas le leur demander clairement.

    Donc:

    L'éducation va se faire en deux temps:

    1) Sécuriser le cheval = le désensibiliser au monde des humains. Un cheval inquiet ne peut apprendre.

    2) Utiliser les phases d'inconfort pour les mauvaises et de confort pour les bonnes réponses.

    IMPORTANT:  Diviser l'éducation en tranches.
    Avaler un pain entier risque d'étouffer le cheval. Si vous lui coupez en tranches, ça passe mieux. Expliquez lui les choses en petites leçons successives. Ne passez au plus compliqué que quand il aura compris le plus simple. Ne brulez surtout aucune étape.
    C'est pareil qu'un enfant à qui, on veut apprendre à écrire. Il doit apprendre les lettres avant de lui demander une syllabe et apprendre les syllabes avant de lui demander un mot. Ensuite viennent les phrases et enfin le texte complet.

  • N.B.: La caresse, c'est du confort, c'est un renforcement positif dans une méthode d'éducation. La friandise, c'est une récompense et un renforcement positif mais pas une méthode d'éducation.
  • Haut de page


  •  
     


     
     
     

    L'ordre des priorités du cheval et savoir les utiliser, c'est de l'équitation "réfléchie".

    Les priorités du cheval sont au nombre de quatre. Les voici par ordre d'importance:

    1) La sécurité ===è Désensibilisation = rassurer le cheval - le sécuriser.

    2) Le confort ===è Récompense le cheval = sensibiliser le cheval à nos demandes.

    3) Le jeu =====è Motive le cheval = obtenir une évolution rapide et consentie.

    4) La nourriture =è Récompense le cheval = renforcer sa motivation.

    Quatre vérités

    1) L'anthropomorphismeest notre tendance à prêter aux animaux des sentiments humains. C'est notre pire ennemi dans notre relation avec le cheval.

    2) Un cheval n'est pas un humain, ni un chien, ni un fauve, c'est un cheval.

    3) Le cheval est égocentrique.

    4) Le cheval ne fait rien pour rien.

    Explications:

    Les mauvais "dresseurs" sont ceux qui disent : C'est un cheval méchant, il est idiot, il ne comprend rien, il n'aime pas, il ne veut pas, c'est une tète de mule, c'est une rosse, c'est un testeur, c'est un traître, il t'aura au tournant, il faut s'en méfier, etc.

    Toutes ces expressions s'adressent peut-être aux humains mais sûrement pas aux chevaux. C'est de l'anthropomorphisme.

    Le cheval c'est un cheval, autrement dit, il agit comme tel et cherche toujours à obtenir ce qui est le plus agréable pour lui : Sécurité, confort, jeu et nourriture, un point c'est tout.

    Il est égocentriqueet donc ne cherche à obtenir que ce qui l'intéresse personnellement.

    Le cheval ne fait donc rien pour rien et s'attend toujours à obtenir quelque chose d'agréable en échange de ce qu'il accepte de faire. S'il obtient quelque chose d'agréable, il s'empressera de refaire la même chose pour de nouveau obtenir ce qu'il a reçu la première fois.

    Si par contre, il n'obtient rien, ou s'il obtient quelque chose de désagréable, il ne verra aucune raison de le refaire et il aura raison.

    Conclusion:

    Si vous avez bien compris cela et que vous l'appliquez dans votre travail avec les chevaux, vous deviendrez un chuchoteur (ou un dresseur) hors paire car vous aurez appris à comprendre les chevaux et croyez moi, il vous le rendront bien.

    Comme dit une pub très à la mode: parce qu'ils le valent bien et parce que vous le valez bien.

    Alain Lengelé.

    Haut de page