PAT PARELLI

Je suis un grand fan de Pat Parelli.
Cet homme est, non seulement un grand "Homme de cheval", mais en plus,
il a développé une méthode qui permet d'apprendre
aux gens à apprendre aux chevaux, ce qui est vraiment une idée
géniale.
En effet, jusqu'alors, on ne
trouvait que des méthodes qui s'adressaient aux gens qui avaient
déjà un gros bagage équestre. La méthode PNH,
par le travail à pied avant de monté le cheval permet de
mieux comprendre le fonctionnement du cheval et ensuite, de mieux se comporter
en selle.
Toutes les grandes écoles
d'équitation ont utilisé le travail à pied. Pat l'a
remis au goût du jour et l'a en plus rendu ludique avec ses "sept
jeux".
J'ai participé à
des stages PNH en France et en Belgique avec divers Instructeurs agréés
par Pat Parelli. Cela m'a permis de bien comprendre toute la finesse du
PNH ainsi que la pédagogie liée à l'enseignement
de la méthode.
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Ce jeu a pour but de prouver
à votre cheval que vous ne lui feriez pas de mal, même si
vous le pouviez. Plutôt que de le caresser simplement, ou d'aller
et venir calmement autour de lui, il s'agit de l'exposer à des situations
qui lui font peur, afin de lui prouver que ces situations ne vont pas lui
faire de mal.
Commencez par le caresser absolument
partout, et pas seulement sur la tête ou l'encolure. On entend trop
souvent des cavaliers dire "mon cheval est adorable, mais il ne supporte
pas que je lui touche les oreilles", par exemple, et s'en accommoder !
Ce que vous n'accepteriez pas de votre chien ou de votre chat, pourquoi
l'accepteriez-vous de votre cheval ? S'il a confiance en vous, il doit
accepter d'être touché partout, même sur ses points
sensibles.
Aussi souvent que possible, testez
la gentillesse et la coopération de votre cheval : caressez-le sur
tout le corps avec vos mains nues ou un sac en plastique crissant ; lancez
une longe autour de ses jambes, par dessus son dos et sa tête ; jetez
un tapis de selle, ou encore un imperméable, plusieurs fois de suite
sur son dos ; sautillez et gambadez tout autour de lui... Il y a des centaines
de façons de jouer à ce jeu, que vous développerez
au fil de votre expérience. Le secret est d'adopter un rythme régulier,
car cela donne confiance au cheval en lui permettant d'anticiper. Conservez
ce rythme jusqu'à ce que votre cheval réalise qu'il n'y a,
en fait, rien d'inquiétant, et qu'il soit capable de rester parfaitement
immobile. Enfin, prenez garde à ce que la longe soit assez lâche,
afin qu'il ne se sente pas prisonnier.
Il est conseillé de pratiquer
ce jeu en intermède entre les six autres, pour rassurer votre cheval
et maintenir l'équilibre entre la dominance et l'amitié.
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Les chevaux ont un "reflexe d'opposition"
inscrit dans leurs gènes, qu'ils utilisent lorsqu'ils sont pris
au piège. Il s'agit de leur instinct à se débattre
contre toute pression, quelle qu'elle soit (licol, mors, jambe...), et
à tenter de le repousser par la force. C'est la raison pour laquelle
de nombreux chevaux "tirent", ou encore ont la hantise des petits espaces
comme les vans : ils sont claustrophobes, et cette attitude correspond
à une stratégie de survie.
Le jeu du porc-épic apprend
à votre cheval à céder ou à s'écarter
de la pression, en l'occurrence celle de vos doigts. Mais au lieu d'effectuer
un mouvement répétitif comme le font la plupart des gens,
il faut, au contraire, exercer une pression continue. Le cheval va alors
comprendre qu'en prenant lui-même la responsabilité de s'écarter
de la pression, il trouve son propre confort.
Attention : les chevaux sont très forts à ce petit jeu, ils vous défient pour voir qui cédera le premier ! Ancrez vous donc solidement les deux pieds dans le sol, et assurez vous qu'au moment précis où votre cheval bouge, il sera immédiatement délivré de la pression. Commencez par une pression très douce du bout des doigts, puis augmentez lentement et régulièrement la pression, jusqu'à ce que vous sentiez votre cheval céder. Dès qu'il cède (même un infime déplacement), caressez le point sur lequel vous avez pressé. Vous verrez que, rapidement, votre cheval sera perceptible à une très légère pression, et n'offrira plus aucune résistance. Si c'est un cheval qui a tendance à "bousculer", utilisez au début un objet dur que vous tiendrez entre vos doigts.
Progressivement, vous devriez être capable de le mobiliser vers l'avant, vers l'arrière, sur les côtés, et de lui faire baisser et lever la tête, rien qu'avec la pression modérée et continue de vos doigts. Assurez vous qu'il accompagne la pression (et non qu'il l'a fuit) et qu'il s'immobilise lorsque vous caressez les endroits en question.
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Les chevaux se chassent constamment les uns les autres, d'un regard, d'un mouvement d'oreille, d'un claquement de la queue ou en levant un postérieur. Ce langage corporel signifie clairement : " Si tu ne t'écartes pas, tu vas connaître le goût de mes dents ou de mon sabot !"
Le jeu de "chasse-chasse" vient après celui du porc-épic, car le cheval doit apprendre à s'écarter de votre pression physique avant votre pression mentale. Il s'agit d'un langage de la suggestion, il va automatiquement se heurter à la pression physique d'une longe qui tournoie, d'une cravache levée ou de votre main.
Vous ne cherchez pas à le heurter. Mais s'il ne s'écarte pas, cela va le heurter... Il y a là une nette différence que le cheval comprend parfaitement !
Si vous frappez un cheval avec intention, il vous en voudra et se rebiffera peut-être. Pire encore, il ne comprendra pas la punition. Mais si vous lui suggérez qu'il s'écarte d'un objet physique et qu'au lieu de le faire, il fonce droit dedans, il apprendra par lui-même qu'il aurait mieux fait de s'en écarter. Le fait de se heurter (ou non) est sous sa responsabilité, ce n'est pas à vous qu'il s'en prendra, et il s'écartera, de lui-même, à la seconde ou à la troisième fois. Ne commettez par l'erreur de mentir à votre cheval, en lui faisant croire qu'il va se heurter à l'objet physique, et en ôtant celui-ci au dernier moment. Le cheval penserait que vous ne respectez pas le contrat, que vous n'allez pas au bout de vos suggestions, et cela l'empêcherait de vous respecter. Il a besoin de savoir que son leader ne ment pas, qu'il est loyal et juste - exactement comme le serait le cheval dominant.
Entraînez vous à faire reculer votre cheval en secouant vos doigts dans sa direction (comme si vous envoyez de l'eau) ; placé au niveau de l'épaule, suggérez lui d'éloigner la tête en pointant un doigt vers son oeil ; enfin toujours dans la même position, faites-le pivoter sur son arrière-main de telle sorte qu'il se retrouve face à vous. Pour cela, faites tournoyer le bout de la longe en direction de sa croupe que vous tapoterez éventuellement au passage. Lorsqu'il vous fait face, caressez lui la tête, laissez lui réaliser qu'il a fait ce que vous souhaitez, puis recommencez. Au bout de quelque temps, votre cheval se déplacera automatiquement pour vous faire face, dès que vous dirigerez un regard appuyé sur son arrière-main.
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Il s'agit d'envoyer votre cheval vers l'arrière et le faire revenir en avant sur une ligne droite, en le sollicitant simplement avec la longe. Même si, au départ, le tracé n'est pas parfaitement rectiligne. C'est cela qu'il faudra obtenir. Certains chevaux viennent facilement à vous, mais rechignent à reculer. D'autres reculent rapidement, mais ne reviennent pas en avant. Le jeu du yo-yo agit sur cet équilibre. Tenez vous face à votre cheval, et agitez la longe pour lui demander de reculer. Commencez tout doucement, puis accentuez le mouvement jusqu'à ce que le licol entier soit secoué, et donne au cheval une sensation d'inconfort. Au moment précis où il fait mine de reculer pour en être délivré, cessez immédiatement la secousse et félicitez-le. Recommencez doucement, accentuez jusqu'à ce qu'il fasse un pas en arrière, et cessez. Recommencez , jusqu'à ce qu'il ait bien compris le principe. Demandez lui de reculer un ou deux pas, puis deux autres, jusqu'à ce qu'il soit totalement en bout de longe. Maintenant, invitez-le à revenir vers vous. Peignez la longe avec vos mains lâches, en rythme, en serrant progressivement un peu plus fort jusqu'à ce qu'il fasse un pas en avant. Dés qu'il amorce ce pas, ouvrez les mains à nouveau et gardez le rythme. Une fois qu'il a remonté toute la longe, arrêtez et caressez-le. Faites-le reculer et avancer ainsi jusqu'à ce qu'il soit sans résistance aucune.
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La plupart des gens croient qu'il s'agit d'une séance de longe, mais le jeu du cercle est beaucoup plus que cela. C'est un exercice autant mental que physique, où le cheval apprend que maintenir l'allure jusqu'à ce que vous lui demandiez d'en changer, est de sa propre responsabilité. Mettez votre cheval sur un cercle, et demandez lui de trotter, par exemple. Le secret de ce jeu consiste à le laisser tranquille tant qu'il fait ce que vous voulez. En revanche, quand il modifie son attitude, imposez lui quelque chose. A chaque fois qu'il change d'allure (par exemple, s'il repasse au pas, ou se met au galop), ramenez-le au centre, et renvoyez-le sur le cercle. Faites cela aussi souvent que nécessaire. Il apprendra ainsi que rester sur le cercle, sans modifier son attitude, est le meilleur moyen de garder son confort. Pensez à demander 2 tours minimum, 4 tours maximum. S'il peut effectuer 2 tours à la même cadence, sans aide ni intervention, cela prouve qu'il montre du respect et de la responsabilité. Au-delà de 4 tours, un cheval commence à s'ennuyer. Si vous voulez qu'il fasse plus de 4 tours, soyez imaginatif et utilisez des obstacles, un sol inégal, différentes longueurs de longe, etc. N'oubliez jamais d'aborder les choses du point de vue du cheval ! D'une façon générale, pensez à le longer avec originalité : faites lui enjamber une barre ou un tronc d'arbre, traverser un ruisseau, contourner un abreuvoir...
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Au mieux votre cheval reculera et fera des pas latéraux, au mieux il fera tout le reste ! Votre cheval étant en longe, vous pouvez vous entraîner a le mobiliser latéralement. Une longe de 6,50 mètres est idéale pour commencer. Positionnez-le face à un mur ou une barrière, pour l'empêcher d'avancer, et tenez la longe assez loin du licol. Demandez lui de s'écarter de vous latéralement, en faisant tournoyer le bout de la longe alternativement en direction de son nez (zone 1) et de son arrière-main (zone 4). Au bout de quelques instants, votre cheval va déplacer une partie de son corps, puis l'autre. Progressivement, il se déplacera d'un seul bloc, et vous n'aurez même plus besoin d'alterner le balancement de la longe vers chaque zone. Il vous suffira de faire tournoyer la longe en direction du milieu de son corps pour qu'il fasse le rapprochement, et s'écarte latéralement. En fait, si vous avez bien maîtrise le jeu de "chasse-chasse" jeu n° 3, vous devriez même être capable de le faire se déplacer sur une simple sollicitation gestuelle (doigt pointe en direction de son oeil pour lui suggérer de s'écarter). Lors de ce jeu, assurez vous qu'il se déplace latéralement aussi bien à droite qu'à gauche. Les chevaux étant souvent plus réceptifs d'un côté que de l'autre, n'hésitez pas à travailler davantage le côte le plus " raide ".
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Parce qu'ils sont claustrophobes, les chevaux détestent les espaces étroits ou confinés : passer une porte, monter dans un van étroit, etc., tourne parfois à la catastrophe. Ce jeu aidera votre cheval à être plus audacieux dans ce genre de situation. Placez vous face à un mur ou une barrière, à une distance d'environ 6 mètres, et demandez à votre cheval de passer entre vous et la barrière, en utilisant les techniques habituelles de "latéral longeing" : si le cheval est à votre droite, étendez votre bras gauche pour lui suggérer de le "suivre", et avec la main droite faites tournoyer le bout de la longe en direction de son garrot. S'il recule, ne cessez surtout pas de faire tournoyer la longe, mais continuez le mouvement, quitte à être un peu "traîné" sur quelques mètres. Assurez vous que vous lui offrez du confort de l'autre côte du "corridor", en laissant suffisamment de jeu à l'extrémité de la longe. S'il est passé sans problème, félicitez-le, puis réduisez la distance et faites-le passer à nouveau. En revanche, s'il a montré des difficultés pour passer, répétez l'exercice avec la même distance, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il n'y a aucun danger. Plus votre cheval devient confiant, plus vous réduirez l'espace, jusqu'à atteindre un écart d'environ 90 centimètres entre vous et la barrière. Ensuite, faites-le tourner, et invitez-le à revenir dans l'autre sens. Entraînez vous jusqu'à ce que le passage se fasse sans difficulté aucune, dans les deux sens, et même à différentes allures.