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Poèmes sur mes chevaux

Gina
Bolero
Laïka
Neva
Laura

Et bien d'autres dans le livre : INFOS

Acheter Tome 1 - Pensez cheval ou 


 

Gina

Généreuse

Impressionnante

Nerveuse

Aimante

Il y a de cela quinze ans,

Dans le ventre d’une jument,

Se mélangeaient ces ingrédients :

La légèreté de l’oiseau,

La souplesse du roseau

Et la vivacité du ruisseau .

Fin octobre, un petit hennissement,

Annonça l’arrivée du grand événement,

Que les couleurs de l’automne et le vent,

Saluèrent de leurs applaudissements.

" C’est une fille ! " piaillèrent les oiseaux,

" Qu’elle est belle " dit le bruissement des roseaux,

" Elle est comme l’océan " murmura le ruisseau.

Dame Lune lui offrit son croissant,

Une Licorne lui insuffla de son sang,

Le Dieu Soleil lui offrit son brillant.

Elle est aussi fine que moi dit le roseau,

Elle sera aussi rapide que nous dirent les oiseaux,

Elle est digne d’un Roi dit le ruisseau.

Au fil des ans, elle connut la gloire,

Et les humains saluèrent ses victoires,

Bondissant par-dessus les barres,

Elle laissa sa trace dans leur mémoire.

Puis, à son tour elle devint Maman,

Et éleva deux beaux enfants.

Dame Nature, le troisième lui reprenant,

Elle attendit le prochain âprement.

Ce ne fut pas un poulain mais un humain,

Qui un soir croisa son chemin.

Séduit par sa majesté, il décida de l’acheter,

Et espéra de cette Dame, obtenir l’amitié.

Nul ne sait ou nous conduirons nos matins,

Mais si, sur ma route j’ai croisé ton destin,

Saches, Gina, que ce dont j’ai rêvé,

C’est que nous soyons heureux de nous retrouver.
 
 

Alain Lengelé

PHOTO de GINA

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Boléro
 

Fougueux petit cheval

Aux allures si géniales,

Tu as le cœur aussi grand

Que le pacifique océan.
 

Tu gouttes la vie avec méfiance,

Et n’accorde pas facilement ta confiance.
 

Pourtant derrière le peureux,

Se cache le plus merveilleux

Mélange de crainte et de courage.
 

Tu es lumineux et rapide,

Inquiétant petit bolide,

Comme un éclair jaillissant de l’orage.
 

A la fois indomptable et soumis,

Indépendant et vrai ami,

Ton ambiguïté me ravi.
 

Tu as la force du taureau,

Et la fragilité du roseau,
 

Comme le célèbre Boléro,

Ton rythme va crescendo,

Et quand je monte sur ton dos,

Tu es vraiment mon héros.
 

Alain Lengelé

PHOTO DE BOLERO

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Laïka

Telle une princesse russe,

Tu étais destinée à une vie de star,

Mais peut-être as-tu connu le brusque

Renversement de l’empire des Tsars.

Arrachée de tes racines,

Exilée de ton univers,

Tu as subi les brimes

Et dû supporter les pervers.

Ta noblesse intérieure

T’a permis de découvrir,

Que c’est celle du cœur

Qu’il fallait t’offrir.

Une femme qui passait par-là,

A compris ton regard

Et t’a sentie aux aboies.

Elle prit tous les égards

Auxquels tu avais droit,

Et su toucher ton cœur, juste là.

Tu étais déjà Princesse et te voilà sa Reine,

Tu n’étais que tristesse et te voilà sereine,

Toi, si méfiante, te voilà devenue confiante,

En cet Amour nouveau que t’apporta Marie-Ange.

" Humain " résonnait pour toi comme " Vilain ".

Espérons que tu es en paix,

Et que l’Amour que tu as reçu de ses mains,

Te l’ai fait oublier à tout jamais.

Comme elle essaya, jadis de t’aider,

A sortir de tes tourments

Et a, dans cette vie, te rassurer,

Je te demande maintenant,

De là-haut au royaume des grands prés,

Pour elle, d’en faire autant.
 
 

Alain Lengelé

PHOTO DE LAÏKA

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Néva
 
 

Tu portes le nom d’un fleuve de Russie,

Mais ta vie fut-elle réussie ?

Quand ceux qui t’ont asservie,

Te destinaient à la boucherie.
 
 

Pendant de longues années,

Tu as subi ta destinée,

De servir leurs idées.
 
 

Tu as du gagner ton grain,

Soumise aux plaisirs des humains,

Les gentils comme les vilains.
 
 

Abattue par l’avillissance,

Et usée par leur malveillance,

Tu fût trahie dans ta confiance.
 
 

Heureusement, un matin,

J’ai dévié ton chemin.
 
 

J’espère que le fleuve de notre amour,

Coulera encore de beaux jours,

Et ira jusqu’à Saint-Petersbourg.
 
 

Alain Lengelé

PHOTO DE NEVA

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Laura

Petite fille de huit ans,

Enlevée trop vite à sa maman,

Tu as dû trop vite,

Utiliser l’instinct de fuite.

Tu n’étais qu’une môme,

Et déjà l’hippodrome,

Te fit sentir le stress,

D’une foule en liesse.

Attachée aux brancards,

Tu as ressenti la peur,

Que la main du driver,

Enfonçait dans tes barres.

T’interdisant le galop,

Pour n’admettre que le trot,

Ils bafouèrent ton naturel,

Pour remplir leur escarcelle.

Pas assez compétitive,

Tu fût laissée à la dérive,

Vendue à un individu,

Qui empira ton vécu.

Le destin, toujours lui,

Décida de ton suivi.

Un homme fût appelé,

Pour tenter de te changer.

Sentant ta souffrance,

Il changea ton errance.

Il modifia ton chemin,

En te familiarisant aux câlins.

Petit à petit votre relation,

Se transforma en passion,

Et puis, jour après jour,

Elle devint de l’amour.
 
 

Alain Lengelé

PHOTO DE LAURA

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